03 janvier 2008
Le déclic
Ca y est. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais je sens que je suis sur la voie de la guérison. Bonne nouvelle, n'est-ce pas? Peut-être bientôt vais-je revivre!
27 septembre 2007
Et parce que la vie nous offre aussi des évènements inattendus, des rencontres improbables, des moments de douceur et de tendresse... Merci à toi d'être là, simplement là.
25 septembre 2007
Tu veux séduire. Soit. Mais arrête de penser à toi et pense à elles. Cesse d'être égoïste. Combien de femmes comptes-tu encore faire souffrir?
25 juin 2007
S
Quand on s'est rencontré, toi et moi, on s'est aussitôt bien entendu. Je te revois avec ton catogan et ton grand gilet en laine... J'ai tout de suite éprouvé une grande sympathie pour toi, et nous sommes devenus complices en peu de temps. Se confiant régulièrement l'un à l'autre, on a passé quelques soirées à refaire le monde en écoutant Ferré, à s'enivrer, aussi. J'ai beaucoup souffert de te voir te perdre dans tes paradis artificiels. J'en ai versé, des larmes... Voir mon ami se détruire la santé comme tu le faisais sciemment était insupportable. Plus d'une fois tu m'as mise en difficulté au travail; j'essayais de rattraper tes erreurs, de les minimiser pour t'éviter des remontrances de la part du chef... Mais personne n'était dupe de ton état, et je te l'avoue aujourd'hui : je t'en ai parfois voulu de provoquer ces catastrophes qui me donnaient beaucoup de travail supplémentaire et généraient du stress dans tout le magasin.
Tu passais tes nuits en boîte, mon petit papillon de nuit... Des hommes, tu en as eus; beaucoup, même. Hommes d'un soir qui ne voyaient pas toujours ta fragilité ni les larmes que tu refoulais.
Un jour tu es parti; d'une ville à une autre, un lien épistolaire s'est créé. Puis tu as rencontré celui qui n'a pas été l'amant d'un soir ni même de deux, mais le compagnon dont tu rêvais probablement depuis longtemps.
Ensuite... L'annonce de ta maladie. Mon désespoir était tellement grand; ce n'était pas possible que tu sois malade, TOI. Ce n'était tellement pas possible, que j'ai sans hésiter accueilli la bonne nouvelle quelques semaines plus tard : il y avait eu une erreur dans les analyses, tu n'étais plus malade!
Mon soulagement a été proportionnel au chagrin qu'il remplaçait soudain.
La vie a continué, on s'est croisé de moins en moins souvent; tes lettres, bien que longues, ne pouvaient pas se substituer à la joie de te voir près de moi. Puis de fil en aiguille, on s'est perdu de vue. Tu devais venir me voir, et ça ne s'est jamais fait. La dernière fois que j'ai téléphoné, c'est ton ami qui a décroché, tu étais sous la douche. J'ai proposé de rappeler un peu plus tard; ce que j'ai fait, sans jamais plus réussir à te joindre. J'ai été en colère contre toi, très bêtement et très égoïstement.
Aujourd'hui, je pense toujours à toi, S. Tu me manques. Il y a juste une idée que j'essaye de chasser, un doute qui a fini par s'insinuer dans mon esprit avec le temps. Je me demande finalement si la "guérison miracle", qui aujourd'hui me paraît tout de même assez improbable, a vraiment eu lieu, ou si tu as choisi de mentir pour me protéger, ainsi que d'autres personnes proches, peut-être... Mon dieu, comme j'espère me tromper! Je ne saurai jamais ce qu'il en est réellement. Ce soir j'ai eu très envie de parler de toi, j'espère que tu ne m'en veux pas. C'est ma façon de te montrer que malgré toutes ces années sans nouvelles, tu comptes toujours énormément pour moi. Où que tu sois, quelle que soit ta vie, prends soin de toi.
13 mai 2007
Le fil

Pour un filament, un être-lumière,
une bobine s'est déroulée pendant des millions de mots.
Feeling immédiat
Par la magie du fil de faire, au fil du temps se laisser faire
Filons, filons l'un vers l'autre!
Face à moi tu te défiles... je m'effiloche.
...Contre mon gré, il me faut petit à petit le fil défaire!
Ce fil s'effile, je me prends les pieds dedans.
Scie-amant, j'interromps le fil de mes pensées, sous peine de perdre le fil de ma vie.
En tête, conserver des images fortes, des mots, des parfums, des morceaux de peau qui se touchent... fil d'Ariane entre le muguet et le quai.
Fil tendu à l'extrême, prêt à se rompre
Je dois couper, pas de noeud possible.
Les statues de sel ont cessé de t'attendre.
La fuite en avant pour seule alternative.
A corps perdu
A âme perdue.
Clic