Les (é)cri(t)s de Bibi

Textes sortis de ma caboche; écrits fictifs...

23 janvier 2008

Je fus
Tu sus
Je fuis
Tu suis
Je frémis
Tu souris
Je crie
Tu vis
Je lâche
tu te fâches
Je prends la hache
Splash

Posté par Bisc0tte à 17:12 - Délires - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juin 2007

Lili plus sienne

Je veux devenir riquiqui.
Je voudrais m'enrouler dans le vent et qu'il me désagrège, qu'il me pulvérise gentiment.
Et quand je serai devenue suffisamment petite, aussi légère qu'un soupir, j'irai sur les chemins, me promener sur un grain de poussière. Sur cette monture microscopique, je m'envolerai dans un souffle d'air pour aller me mêler de tes affaires. Tu ne me verras pas venir, Humain, et pour rire j'irai te piquer l'oeil gauche. Tu pleureras pour de faux en bougonnant. Voguant sur la larme de fond que tu auras essuyée d'un revers de main, je glisserai jusqu'au sol. Là, mêlée de près ou de loin à la terre, je pataugerai dans cette boue salée. C'est bon pour la peau, paraît-il. Je n'aurai pas le temps de profiter longtemps de cette baignade improvisée, car une semelle en caoutchouc pointure 44 décidera, à ce moment précis, qu'il est temps que je m'écrase. Dont acte.

Posté par Bisc0tte à 15:14 - Délires - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 février 2007

La clé des champs...


webcoquelicot5


Prendre la clé des champs... et ne jamais la rendre.
Sous un ciel limpide et la caresse du soleil, se promener à travers champs; cueillir des coquelicots, manger des grains de blé; souffler sur les pissenlits, fouler la terre sèche et soulever des nuages de poussière, faire des bracelets de pâquerettes… S'allonger de tout son long, les bras en croix, laisser son esprit vagabonder parmi les nuages, somnoler doucement, le visage effleuré par une petite brise tiède… Regarder une coccinelle faire son chemin sur une feuille, respirer l'odeur du colza, savourer ces minutes de bonheur et en faire des instants d'éternité. Faire peur aux oiseaux, trouver sur sa route une taupe égarée, un lapin apeuré… Ecouter le silence, faire siffler un brin d'herbe entre ses mains jointes, courir entre les tournesols immenses. Mâchouiller un brin de folle avoine, tourner très vite sur soi-même, s'étourdir, et s'écrouler dans les herbes en riant…

Rester des enfants éternellement.

Et ne jamais rendre la clé.


Posté par Bisc0tte à 22:55 - Délires - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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